Bücker Jungmann

Nous sommes en 1995, Eric Chardonnens a terminé ses études de médecine et ouvert un cabinet. Il décide alors de passer son brevet de pilote et d’arrêter l’aile delta, il en a fait par tous les temps dans toutes les conditions pendant 20 ans. Il fait son brevet de pilote à Epagny-Gruyères, dans le but bien arrêté de voler sur des machines anciennes, datant des années 40 à 60 environ. C’est ainsi qu’il vole durant cinq ans sur le Bücker du club local. Il obtient sa licence d’acrobatie. C’était une pleine passion, « le plaisir à l’état pur », dit-il. Mais il y a un bémol. Il n’est pas seul et l’appareil n’est pas toujours disponible comme il le souhaiterait. C’est là qu’il se décide à franchir le pas. Si l’occasion se présente il en achète un. Et voilà qu’en lisant l’Aéro-Revue, dans le courant de l’an 2000, il tombe sur une annonce de l’OFAC qui vend deux Bücker, un Jungmann et un Jungmeister

BuckerecolepiloteMagadino306

Ecole de pilotes Magadino

BuckerecolepiloteMagadino304
IMG9842
IMG9823

Il faut faire une offre écrite jusqu’à une date donnée. Il téléphone à l’OFAC pour manifester son intérêt pour le Jungmann, un ancien appareil de l’armée suisse, immatriculé alors A -71, et là, surprise, on lui dit que ses chances sont minces, que les offres sont arrivées en nombre, même d’Afrique du Sud. Il décide de laisser tomber et n’y pense même plus jusqu’au jour où il tombe à nouveau sur la même annonce et voit qu’il ne reste que quelques heures pour faire une offre. II se décide tout même à tenter sa chance et adresse un fax manuscrit à l’OFAC, sans illusion mais pour se dire qu’il aura au moins tenté sa chance ! Quelle n’est alors pas sa surprise, une quinzaine de jours plus tard, de recevoir un téléphone de l’OFAC qui lui annonce que son offre a été retenue. Il apprend alors que le vendeur souhaite que l’appareil reste en Suisse, une garantie qu’Eric Chardonnens s’empresse de donner. Il se rend à Berne pour voir l’appareil. Il est dans un état « moyen », craquelures, peinture passée, moteur au potentiel restreint mais en état de vol.

IMG9833
IMG9964

Eric Chardonnens est tellement heureux d’en avoir trouvé un, car c’est une denrée rare, qu’il décide de maintenir son offre et c’est environ quatre semaines plus tard qu’il lui est définitivement attribué. Il est désormais propriétaire et n’en revient pas ! Il fait son premier vol, de Berne à Ecuvillens, où l’avion reste un an, faute de place à Lausanne. Un petit problème surgit cependant, Eric n’a jamais posé le Bücker sur piste bétonnée, mais toujours sur gazon où les risques sont moindres en cas de légère erreur à l’atterrissage, alors que le béton ne pardonne pas. Le règlement de Gruyères exige d’ailleurs le gazon.

Eric Chardonnens déplace seul son avion

item8
item10

L’appareil n’est donc pas en très bon état et Eric Chardonnens, qui n’y connaît alors pas grand chose, demande à son mécanicien s’il est possible de refaire la peinture… Et là il apprend que c’est un peu plus complexe, que l’entoilage doit être refait. Il se décide à faire une restauration complète à Bex, à l’atelier de Daniel Koblet, en 2002. Une opération délicate qui n’est pas à la portée de n’importe qui.

item9
CopiedelogoJ1197Vampireisole2

Avant le départ pour un meeting